Le filtrage

Les raisons

 

Lors d’une enquête d’intentions de vote, le but du sondage n’est pas, comme c’est le cas des sondages classiques (opinion ou marketing), de connaître l’opinion de l’ensemble de la population française mais seulement de celle qui se rendra effectivement aux urnes.

Le but de cette opération sera donc de « filtrer » l’échantillon de manière à ce qu’il ne reste que les électeurs certains d’aller voter et sûrs de leur choix.

Cette méthode est utilisée, le plus souvent, conjointement avec la méthode du redressement précédemment présentée.

Le principe

 

Pour remplir cet objectif, deux catégories de questions sont généralement posées, la première portant sur la probabilité de participer au scrutin, la seconde sur la fermeté du choix partisan qui a été déclaré.

Les personnes répondant qu'elles n'iront pas voter à la première question ne seront pas comptabilisées dans les résultats finaux mais, concernant les réponses des sondés ne se déclarant pas surs de leur choix, les résultats sont différents selon leurs enquêtes. Pour certaines, leurs réponses sont tout de même comptabilisées et il est simplement fait état que seul une partie de l’échantillon est certain de son choix. Pour d’autres, leurs réponses sont ignorées.

 

La fiabilité

 

Il est évidemment logique de ne pas prendre en compte les personnes que l’on tient pour des abstentionnistes probables et dans cette perspective ceux qui reconnaissent qu’ils ne sont pas fermement décidés à aller voter peuvent être écartés en priorité.

Toutefois,  que faire de ceux qui, tout en affirmant leur intention de participer au scrutin, signalent que leur choix peut encore changer ? La situation de doute dans laquelle ils se trouvent va-t-elle les conduire à l’abstention ? C’est d’autant plus probable qu’ils appartiennent à des tranches de la population, de fait, un peu plus abstentionnistes que la moyenne.  Et si ces hésitants votaient, le feraient-ils comme la moyenne de la population (alors peu importe qu’ils n’aient pas été pris en compte) ou selon des orientations politiques spécifiques ?

 

 

De nombreuses questions se posent donc encore quant à la fiabilité et à l’utilité du redressement des résultats et du filtrage de l’échantillon. Il reste cependant communément admis que ces méthodes, bien que difficiles à maitriser et incapables de corriger l’ensemble des erreurs d’échantillonnage ou de réponses, restent la meilleure solution actuellement pour garantir plus de justesse et de fiabilité dans les résultats des enquêtes.

 

Suite : les théories

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